Pour un secteur artisanal moteur du développement durable

 

 

« Pour un secteur artisanal moteur du développement durable » est un projet qui fait suite au projet «l’artisan d’un ouvrier marginalisé à un entrepreneur acteur principal du développement » porté par notre organisation membre association Citoyenneté et Liberté à Djerba. Cette organisation œuvre pour la structuration et le renforcement du secteur de l’artisanat à Djerba. Dans ce projet, ACL Djerba vise le développement des capacités des artisans, de Djerba, Gabes , Médenine et Tataouine, dans divers domaines; à savoir la production, la commercialisation, la structuration du secteur et son soutien, à travers la sensibilisation sur l’importance de sa consommation et la valorisation du produit artisanal. 

 

L'artisanat, en Tunisie, peut représenter un véritable levier pour le développement durable . En effet, ce secteur s'appuie essentiellement sur des matières premières naturelles qui se renouvellent en permanence, sans compter que ce secteur n’est pas énergivore. Ce secteur représente l’un des moteurs du tourisme alternatif , tout en protégeant et valorisant le patrimoine local des régions. Néanmoins, le manque de structuration, d'infrastructure, de production, de commercialisation et la recherche scientifique dans le domaine freinent l’artisanat et les artisans à jouer un rôle plus important dans le développement durable. De ce fait, le projet s’articule autour de deux thématiques principales: 

renforcement des capacités des artisans notamment au niveau technique,

Analyse et renforcement de  la relation du secteur artisanal avec les autres secteurs, notamment le secteur touristique . 

 

Le projet s’inscrit également dans le contexte de l’ouverture des régions(Djerba, Ghomrassen, Béni Khedech, Douirat et Chenini), leur intercommunication et la création d’une dynamique entre les différents artisans. “Ce choix est dicté par notre certitude de l’existence d’opportunités de complémentarité entre les différents métiers de l’artisanat installés dans ces régions et de la prédisposition des différents artisans à travailler d’une manière participative dans l’objectif de fournir un produit artisanal consommable, compétitif et en relation interactive avec le secteur du tourisme et l’héritage patrimonial”. 

 

Afin d’atteindre les objectifs escomptés relatifs à la réduction des inégalités sociales et économiques  , le projet a opté pour  une approche pluri-acteurs,  et ce pour avoir une vision plus inclusive capable d’assurer sa réussite: la société civile a besoin du soutien du secteur public représenté par les établissements de l’Etat intervenant dans le domaine de l’emploi, la formation et les secteurs de l’artisanat, et des expertises du secteur privé dans le domaine industriel et commercial, ce qui devrait assurer le soutien et l’encadrement du secteur en vue d’augmenter sa productivité dans le cadre de l’intérêt et le bénéfice communs, et ce à côté des partenaires civiles spécialisés dans l’encadrement et le développement des capacités dans ce domaine et des partenaires locaux capables de faciliter l’intervention sur le plan géographique.  

Il a été clairement identifié que le problème du secteur est l’absence du développement et de l’innovation, ce qui a causé un déséquilibre dans la balance des transactions commerciales et une détérioration de la valeur du produit au vu de sa stagnation et son dépassement par les progrès et besoins actuels. Fournir aux artisans, cible première du projet, les mécanismes d’innovation, de développement et de renforcement des capacités dans le domaine de commercialisation, et unifier les efforts et les intérêts en vue d’organiser le marché  peuvent nettement  augmenter leurs revenus, leur assurer une vie digne et les aider à conserver et développer leurs métiers  au lieu de les abandonner.